jeudi 17 août 2017

Et si on parlait de la montagne en Lozère

Vous avez sans doute entendu parler du projet de la région Occitanie de mettre en place un parlement de la Montagne.
Vous trouverez en lien le site de la Région concernant le Parlement de la Montagne.
Pour l'instant vous pouvez y prendre connaissance des éléments de réflexions des différents groupes de travail mis en place ces derniers mois.

Ces éléments correspondent à un travail classique de 2ème cycle d'animateur ; on collecte le résultat de questionnements sur de petits papiers et ensuite on fait une synthèse. Il y a cependant un travail de fait, à nous de l'utiliser.
Mais allez analyser les écrits du site, il y a beaucoup de points connus de tous, mais les points clés ne sont réellement pour l'instant pas mis en exergue.
Tout d'abord la majorité des points ne sont pas spécifiques à la montagne, mais sont des problématiques de l'espace rural, et même de l'hyper-ruralité de notre sénateur.
Or la réflexion sur la montagne résulte d'un processus mis en route très tardivement suite aux nombreux questionnements posés par la loi Montagne qui date de 1985 après une directive nationale de 1978, et la mise en place des comités de massifs, mais là on n'en parle pas. Et il y a des points spécifiques à nos zones de montagne qu'il faut faire prendre en compte
Par exemple on parle des énergies renouvelables, mais surtout pas de l'éolien industriel qui va mettre à mal nos extraordinaires massifs, et qui ne respecte pas la loi Montagne comme l'a conclut la Cour d'Appel Administrative de Marseille dans son annulation du permis éolien de la Villedieu. ;  il ne faut surtout pas en parler et laisser faire les promoteurs et l'administration travailler dans le secret, et mettre la population face à des projets ficelés. Cà il ne faut pas l'accepter

Pourtant en Lozère notre montagne est belle, et depuis plus de 10 ans de nombreuses associations s'expriment contre le mitage éolien de la Margeride et des rebords de l'Aubrac


On parle dans ces écrits préparatoires à la mise en place du Parlement de la Montagne, de la concertation, mais c'est la nouvelle gouvernance, du cana-dry de la concertation ; mais regardez ce qui se passe depuis 10 ans sur la pression insidieuse des projets éoliens sur nos massifs, pas de concertation, une population informée au dernier moment, certains élus qui se considèrent comme des féodaux, croyant que les élections leur donnent le droit de tout faire une fois élus, alors que la démocratie c'est mettre en place une réelle gouvernance.

Nos associations sont connues mais mais nous doutons que nous soyons consultés. Exprimez vous donc auprès de nos élus, de la Région pour faire améliorer la concertation publique, car ce n'est pas la promenade récente en Lozère de Carole Delga en présence de quelques élus choisis qui permettra de faire remonter les vraies problématiques de nos territoires.

dimanche 23 juillet 2017

On nous prend pour des demeurés

Si vous suivez l'actualité  de la Région Occitanie, vous apprendrez que la Région a signé une convention avec Edf sur la mise en place d'une politique de développement des énergies renouvelables, et le développement des démarches participatives.

Mais à y regarder de près, le discours sur le participatif est vraiment un attrape couillon. Nous le voyons bien dans l'actualité en Lozère, tout est fait pour faire croire qu'il y a une concertation, mais dans les faits c'est de l'illusion.

Par exemple la société sur le projet d'Estables a fait récemment une journée d'information sur son projet éolien ; dans les faits il n'y a eu aucun habitant des lieux pour soutenir ce projet, mais une opposition organisée pour exprimer le rejet d'un projet portant atteinte à l'identité du massif de la Margeride, à l'identité des lieux et du cadre de vie des habitants. Mais qu'à cela ne tienne le promoteur fait un compte rendu très positif cette journée , mais rien sur le rejet par les associations présentes ; en fait un compte rendu qui peut servir pour justifier dans le cadre d'un futur recours administratif qu'il y a eu information et concertation du public. Ainsi la forme sera respectée, quand au fond nous savons depuis longtemps que l'on prend les lozériens pour des demeurés inféodés à un système  politique de type clanique favorisé par une faible démographie, qui fait que finalement il y a une sorte d'omerta dans l'expression publique.

Mais continuons sur cette approche : nous vous mettons en lien un texte sur le financement participatif proposé par EDF dans le Beaujolais. A croire que les locaux ont beaucoup picolé pour croire que la proposition d'un investissement max de 2000€, avec un retour sur investissement de quelques dizaines d'euros soit une aubaine extraordinaire, et ainsi les incitent à accepter n'importe quoi.

En Lozère nous n'avons malheureusement pas de production locale de Beaujolais, pour nous consoler de la bêtise humaine;

Franchement faire croire aux habitants qu'en leur donnant quelques dizaines d'euros, pour accepter l'éolien industriel et ainsi détruire l'identité de leurs espaces de vie, c'est dire que dans notre société française on est tombé bien BAS;

Et en région Occitanie, on veut nous faire croire que l'on prend des décisions pour l'intérêt de tous ; on nous prend encore pour des demeurés.

Et si vous voulez en savoir plus vous pouvez aller sur la page Facebook de l'assos régionale TNE Occitanie :
 https://www.facebook.com/TNEtoutesnosenergiesOccitanieEnvironnement/


Entre l'Aubrac et la Margeride, nous avons en haute Lozère des espaces extraordinaires ; nous l'avons encore entendu dans les commentaires du Tour de France.
Mais il est dommage que nous n'ayons pas encore en Lozère, une vraie politique dans le domaine du tourisme.
Analysez les commentaires du Tour de France, le département, les communes ont tout fait pour que cette traversée se passe bien techniquement, mais ils ont oublié de faire passer un message pertinent sur l'attractivité de nos territoires.
Comme la marche dans nos zones de montagne, il faut de la persévérance, et ne pas rester dans l'ordre du discours ; idem une politique se fait pas à pas, encore faut-il avoir un objectif.

Pour l'éolien industriel, à part le pognon des promoteurs, il n'y a en Lozère aucun objectif clair de la part de nos élus

mercredi 12 juillet 2017

Actualité, en Lozère on continue à s'informer

,A l'heure où notre Nicolas Hulot affiche une politique irréaliste ( 10% de voitures électriques et suppression de 17 réacteurs nucléaires dans quelques années)  , il peut encore convaincre des français crédules, qui n'ont jamais réalisé que pendant de nombreuses années sa fondation vivait grassement sur des subventions de grands groupes industriels, et quand il était présentateur d'une émission phare, pour observer une libellule il lui fallait au moins un gros hydravion, plusieurs hélicoptères et ulm et plus encore , alors ça fait du bien de lire l'article de Polémia sur l'éolien ; nous venons de découvrir ce site, et même si nous ne sommes pas d'accord sur certains de ses articles, le site affiche des vérités qui méritent d'être partagées.

De même nous venons d'apprendre que notre région persiste et signe dans une politique énergétique qui peut nous emmener dans le mur. Pourquoi une convention avec EDF ? quand on analyse l'article on voit bien que c'est pour favoriser l'éolien industriel, et on voit bien qu'en matière d'emplois les chiffres sont décevants. Mais la région a sorti sa botte secrète : l'éolien participatif, tellement secret, que d'un coté elle annonce un parlement de la Montagne, avec un affichage de la mise en place d'une gouvernance citoyenne, et de l'autre en secret, elle prépare une convention avec la Caisse des Dépots pour favoriser l'éolien participatif. En fait de participatif il n'y aura que celui du monde de la finance, et des broutilles pour appâter les locaux à ne pas s'opposer à la détérioration de leur cadre vie et de leur patrimoine. En langage commun on  appelle çà un attrape couillons.

Mais parfois de bonnes nouvelles : le tribunal vient de débouter le promoteur dans l'affaire de Bourièges ; face à une administration qui ne fait pas son boulot ( des autorisations qui ne vérifient pas en amont l'accessibilité des projets, alors que c'est fait même pour un abri de jardin ; un département qui prend des décisions incongrues pour faciliter les intérêts du promoteur) le tribunal a pris une bonne décision. On parle même de ce dossier sur le site de la Région (voir article de TNE), mais le passage d'un tel article sur le site de la Région est un leurre face à une gouvernance inexistante. Par exemple notre chargée régionale représentante de la Région au parlement de la montagne pourrait consulter les assos de Lozère sur la problématique de l'éolien ; vu certains comportements il nous faudra attendre!!!!!!!

Enfin en Lozère quand nos hauts fonctionnaires s'en vont, on leur refile une médaille pour bons et loyaux services. mais y a-t-il eu de bons et loyaux services et surtout pour qui ?  Peut être pour l'agriculture en ce qui concerne notre ancien DDT, mais en matière d'aménagement et de respect de notre patrimoine on peut en douter. Dire que le DDT a su préserver les territoires de la Lozère, alors qu'il a essayé de faire annuler la délibération de l'assemblée départementale contre l'éolien industriel en Lozère, alors que des projets comme La Villedieu, Le Born, Chamcate, Lou Pou II, n'auraient jamais du être autorisés, on nous prend pour des billes.
La seule chose de positive dans l'article de Midi Libre, c'est l'affichage du préfet à mettre un frein à l'implantation de l'éolien en Lozère. Mais un préfet ça va ça vient, alors méfions nous de ce généreux affichage.

La réalité c'est qu'il nous faut ne pas être naïfs, et être vigilants, et afficher ses arguments comme le font actuellement sur le terrain, les lozériens qui s'opposent à l'éolien industriel sur Arzenc et Estables. 

Car la Margeride c'est encore un espace extraordinaire







- le site est considéré comme un lieu emblématique de la Lozère dans l'atlas régional des paysages
- la Margeride le plus grand massif granitique d'Europe, ce n'est pas rien ; c'est une trame verte et bleue exceptionnelle
- jusqu'au milieu du XXème siècle la Margeride était un lieu régulier de transhumance des troupeaux  venant du midi, les mêmes qui ont justifié l'inscription UNESCO  des Causses et des Cévennes au titre de l'agropastoralisme ; aujourd'hui on y a encore des  identifiants paysagers de qualité, qui ont autant de valeur patrimoniale que ceux du site UNESCO.
- le site de Fortunio a été sous Louis XV le lieu d'expérimentation de la méthodologie de triangulation pour réaliser les fameuses cartes Cassini, qui sont devenues ensuite les cartes d'état major au 1/50.000, puis celles de marcheurs au 1/25.000.  La topographie, une faible couverture forestière suite au pastoralisme permettait une expérimentation, et surtout une grande visibilité sur un grand territoire ; aujourd'hui on a un couvert forestier plus important, mais les grands panoramas sont peu changés, sauf la présence du lac de Charpal, et le point focal de la tour de communication (différents réseaux tel, radio, télé, etc...)
- et plus encore : une activité agricole qui s'accroche au terrain, des hameaux, des fermes , des micros paysages de grande qualité.............